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Dans l’évanescence du trouble
Nul doute que le décor de carton-
-Pâte dehors ce réel reflété
Dedans contient le vrai,
La pierre atteinte sans fléchir
Par instants, éclats, sans magie,
Merveille cependant.

Et l’envergure de recherche
Encore demeure dans les plis
Renversée des hauteurs
D’autre temps, d’autre lieu les émois
Ne cessant des lueurs aperçues,
Occasionnées? par les branches
Dedans-dehors de la pensée le signe
Là des projectiles non mais
Des sphères adonnées pour bien
Des heures retenues éveillé
Patientant sans obstruer le possible,
D’un il y a sans faux-semblants
Dans de la matière de la pensée
Imaginant.

Je refuse la démission
La grande défaite dans le jour,
Naufrage de la vie simple
Nulle de lumière,
Le petit côté de l’illumination
Affamée des visions,
Et j’affirme à celui-celle
Qui se dédit des rêves
Que la prose emporte le jour
Vers le néant qui le-la mine
Et emporte du jeu le sentiment,
L’existence aux frontières à bascule
De poussières sous la pau-
-pière à cristalliser en émaux.

L’espoir des jours revenus,
Fiers, à mesure de raison
La maison employée
De clarté, le refuge
Et le boniment,
Cette énergie-là —
Unique!
Qu’un passant la recueille
La prière des petits morceaux
Au rouleau de ses pas,
La rassemble en rosaire,
Il la tiendra pour chaîne
A l’ancre du soir apparu.

Telle la force de poursuivre
De tant de plans l’échafaudage
De fièvre, heureuse de se concilier
Un destin de cadavre
Avec le vivant du vivant
Devant les évidences courant
De sources les pierres
De crâne emplis de lignes,
Autant de poursuites
De l’apparaître au trépas
La joie noir sur blanc,
L’ajout de se tenir hurlant
Contre toute attente qu’il existe
Hors de ce camp une voie
Debout, entière à marcher,
Le long de quoi propager
L’immuable feu et sensible
Teneur de printemps,
Sans ornière
Ni faciles emportements.

Cette distance tenue
De sincère élément
Sans retenue d’heures creuses,
Comme une allure à former
Lignes à lignes,
De l’ennui sans pareil les confins
Sans halte ni labiles interstices,
Devant le néant blême
L’attente sans sursaut
D’un retour à vitesse,
Force de frondaison dedans
De l’arbre dehors infinissant, forme
Le pourquoi des signes sans cesse,
Le fruit de penser revenu
Mûr à suivre comme loi
D’assiduité sans trêve.

Tout négatif découplé dedans,
Les franges apprêtées
D’un surplus humainement
Ductile à des oreilles lectrices
Et des regards appliqués,
Tenants lieu du témoignage,
Inséparables du chœur
Entretenu d’un filet d’ombres
Ridant de ces eaux
Le fantastique demain,
Du réveil agencé
Dans les commencements,
Éloigne un peu plus le présent
Et diffère l’applicable formule
De sabir en balbutiement.

Dans l’évanescence du trouble
Et l’envergure de recherche
Je refuse la démission
Telle la force de poursuivre
Cette distance tenue
Tout négatif découplé dedans.

Le quartier, que nous habitâmes à l’époque et qui fit florès de nos jours dans la banque et connut bien plus tard, à l’époque des grandes purges, une renommée sinistre, fut organisé en petits immeubles de toits pentus, que des garages en toits ondulés prolongeaient de voitures. Nous aimions à cette époque nous rencontrer avec de jeunes travailleurs, dont nous étions les aînés et, pour le rythme du gabarit, les serviteurs immodérés de tendresse. Ils venaient là souvent essayer leurs parures et de vraies raisons emportaient des fois leurs mouvements d’autorité quand, certains prenant le fer de notre mors à belle cravache, nous engueulaient d’être pauvres, crasse, et mal-pensants, c’est à dire incapables de parler cette langue qui les généra, et qui s’entend dans le sens du mot à présent : cool. Cette beauté que le français recèle dans le coin de son âme dictionnaire, interprète ce sens comme le terme d’une canette de bière qui se décapsule au fil de l’eau quand, parti à l’été des canoes sur la rivière, il faut pagayer pour descendre le cours du temps. Nous avançâmes seuls dans ces réceptions hebdomadaires, ne doutant pas de nos sens ni du devoir exécrable de nous amuser dans ce temple des injections électroniques et des turbos surflattés. Il vint des troubles de voisinage lorsque les villes voisines décidèrent d’exporter notre festivité estudiantine au bout du canon d’un jeu de caméras de télésurveillance, qui prit place, ainsi que les êtres costumés de Klein et d’autres marques tout aussi chics et mais produites pour des supermarchés, et les dents rayant les parquets dans la cour, une arrogance nouvelle qui nous dévisageait. Nous nous cachâmes un temps sous les petits toits ondulés, puis vint le soir et la prière vive que nos amis durent vraiment s’en aller. Une triste après-midi d’octobre, lors qu’à l’heure des cafés dans les bureaux du grand buildong de verre en face qui nous mirait, je transgressai la voix des appels des hauts-parleurs de sécurité, pour m’installer au piano, en espérant, comme la prochaine fois, que leur haine essentielle de cette vie musicalement, saurait se traîner loin dans des prolongement de boule-quiès ou de rires animaux vainqueurs qui nous auraient oubliés. La musique est un art qui se pratique en liberté. Difficile parmi les meubles de trouver un peu de joie sans que des portes ne claquent, des scies ne ronflent, des sirènes hurlent, des pales d’hélico, chasseurs et rangements de verre brisés, des brutalités de tous ordres à l’enfer de la délicatesse musicale, et quand bien même ce contre-rire comme un démenti si proliférant dans le souffle ravageur du bonheur que nous ressentîmes tout de même, l’on nous écouta bientôt de nouveau pour nous refaire taire de plus belle, comme le piano excédait le travail du bruit de la cafetière, les commissions de sécurités du bruit des règlements des bureaux des miradors alentour, et gênait les dactylos qui n’entendaient plus dès lors leurs machines, aspirateurs, sèches-cheveux, montant de fenêtres à entrechoquer les parquets, et nous engueulaient par des meurtières d’autorité. Une finance assourdissait l’emploi de toute beauté, de toute facilité d’art comme de toute faculté, car le risque que nous sentions si proche de la porte comme un SWAT depuis des mois penché derrière les armoires techniques de ces mouvements de clés, réverbérations de cage d’escalier, et la musique immonde de cette langue zagzonnée qui nous brayait de la haine même en se taisant, faisant couiner son aspirateur, sa cloison, son robinet tant et plus à nous bannir de l’idée musicienne un seul jour de plus de nous exprimer. Je fus devenu musicien sensible si la torpeur de la planque et des flics qui vous guettent de ne pas savoir où chercher l’ordre qu’ils ont eux-mêmes d’abord bien pris le soin de troubler, comme quand les enfants s’accusent qui n’ont pas déjà retenu la leçon de l’existence d’autrui et de la séparation d’eux-mêmes et des autres, mais alors oui je voulus bien oui je me tus. (du verbe se taire, nde) Je cherchai un moment le moyen de faire parvenir quelques oranges à des amis anonymes qui ne savaient pas même qu’ils existaient, et je pris un livre au hasard sur le meuble près de la frontière.

<< "la maîtrise des flux migratoires", combien
<< d'années de domestication faut-il
<< pour entendre derrière cette expression si policée
<< autre chose, justement, que l'exercice
<< de la police des frontières?

MàJ 18 juin 2010 15h30

Ours que se fus-je
Dérangé dès les langes
Par le tracas d’une marâtre
Intransigeante!
Nourri tel, par suite me fut
Peu commune puissance
De réaction, puis marre,
Et fuite à Babylone ou,
Réalité qu’en imagination.
Mais voici un poème banal,
Au lyrisme sur le point de tenir
L’équation, tout entier
Là présent à bonne distance :
Point de fusion
Et re-course vive à gagner
La pointe du raz-de-marée
du temps.
Car l’heure est à démarrer-là
Bis, et à la table imberbe
La bave au coin
Du mouchoir blanc?
Non, mais dans l’instant,
A la tentative neuve
De restauration brique à brique
De l’édifice à terre.
Avec plus-value sur
Les intérêts du temps.
D’où l’idée – il en faut,
D’une leçon de récupération :
Au midi du self-
Service à l’ami déçu,
De soigner sa gauche
Sur la flèche irréversible,
Et enfance n’aura plus de prise
Que l’à-volonté n’aboutisse
En pur gratte-ciel des ans
Souple à danser l’hourra!,
Sous la violence de l’ouragan,
Désormais que toute la gauche,
En bas de la pyramide
Sera ce carreau atteint, débouclé
Par eureka!, et pour de bon.
Au dénouement de la dévotion
Revécue, tremblée, la partition
S’ouvrant sur le royaume
Des triangulaires à perpétuation.
La clef nouvelle,
Progressive martingale,
Ouvre la suite des encellulements :
Comment ne pas être fou
S’il faut pour firmament, fuir maman?!
De le saisir, dégain des persécutions,
Au bénéfice intellectuel
De la curieuse chercherie
Perpétuelle, et banderie
Pour des hanches pleines
Pour de bon!
Au calme ici-bas débloqué,
En récolte comme pêche miraculée,
Au monde et raffolé
De douce réparation,
Rafistolage tandis qu’au loin
Les ventilateurs guerroyés
Reprennent de l’aspect simple
Des pauvres moulins.
La grande tornade de la nuit
A balayé la suite des illusions
Et un sens fort reparaissant
Du réel couvre, de la rencontre,
Le sens obstinément,
D’un Je qui est tout autre,
A mille miles des majuscules
A formes barrées d’enluminures
Sans développement.
Toute vie là qui croît sans potentiel
devrait bien croiser son potentiellement?
– C’est fait,
En attendant la suite coule
Ou non, débarrassée de son -miteusement,
En forme normale,
A la tonalité 440 :
Je est un la.
Et répondre déjà
– Ou enfin!,
C’est quelque chose,
Sur les épaules
A rebours, appuyé ferme
En reprenant le tour,
Sinuant les chemins
Qui mènent à maintenant,
Par déligature en remontant,
Les mille sentes du jardin
Vers le massif des possiblia :
De nouveau l’avenir
Sur la brèche des bifurcations
Aux croisées inanticipables.
Travail! S’il était doux,
A la trace des indices,
Et quelle facilité!
Le vivant du vivant eut son heure
De pierre, détendue densité
En attente de dérangement,
Retournée pour l’éponge,
Et confite derechef en couffin,
Toussant proteste d’énergie
Morte à se conformer aux nuages,
L’humeur météorologue,
Etouffée des éclats clairs,
Et des sauts dans les flaques
Où se refléta souriante longtemps,
Pourtant la Lune orbitée
Des sortilèges exutoires.
Toute une force nouvelle
Et l’amour à réinventer,
De l’insolence à naître,
Déjoué des séductions indues
Motrices d’atrépidance et
De tonitruance renouvelée.
Autrement trépidante
Et spontanément vraie,
Douce heure reposant
La secouade permanentée
Jusqu’à la limonade!
Fin de tourmente,
Accalmie durable, certaine,
D’où lancer à frais neufs
Des bras épatants vers les cieux
Sans enveloppe, dangereux
Comme des braises,
Et haletants de vibrer
Sous la caresse, marteau dépris
Et l’entrelas infini des combinaisons
Troubles, à définir en géomètre
De l’hypothénuse abymée
Que recèlent rencontres à foison.
Une stridence de l’émoi ressouvient,
A mesure de perspectives ouvrantes,
La nuit des détresses accourues,
Des cataclysmes bourrus contre quels
Une vie contraire de soi s’alambiqua,
Et la richesse bénéficiaire enfin,
De tant d’abstraction, tend sa toile
Surnuméraire à l’affolement
De ces premiers pas éreintés
Dans des bras épris d’autre chose,
Par contraction féministe et ôtée
Des fanfaronnades des frères
Frustes, au principe meurtrier de moi ou :
A peine de patienter en vain tout départ
A la ligne truquée des starting-blocks.
Au pan! de ce coup de pistolet,
Littéralement le destin de pierre,
Fut mien et des élations échappatoires,
L’impossible de la réaction,
L’étouffée-belle ainsi, n’eurent été
Les appels d’une voix seconde,
Humaniste mais à la séduction de redite,
Hélas, d’une tragédie similaire,
Et rejouée dans sa loi de désir contre,
D’abandon à lui en quête perpétuelle,
A moi ces départs philosophes
Et sages, sauvés du chaos
Par raisonnement, sommation d’être
Une mère pour un père –
Je dis bien,
Mère de seconde-main,
Et à l’issue présente outil
System-block au départ failli,
Autant dire complexion à bien finir
Ce qui avait mal commencé :
Une vie, depuis le lieu rejoué
Pour l’attardement,
D’infinitude meilleure.
Ou, selon le motto “Un enfant est battu”,
Contribution qui crève les yeux
A l’étiologie de tant de renversement…
A venir l’infusion progressive
De l’infusibilité de cet infaisable
Parcours de stop-motion enrayé,
Et un accès sans doute peu commun
A la clichèterie surannée
A redire,
en petites et grandes formes,,
La reprise engageante des “Tenez!”
Re. Re-arbitrerie sûre, à l’accent près
De la replétion, sur un fil d’assurance
Vers l’évasement, comme un retour,
Mais soustrait du rétrograde en soi,
Et du yoyo désormais,
Au fil tenace du diabolo
Des deux cônes retrouvés indemnes :
L’à-volonté de l’ancien à-vau-l’eau,
Puis le futur des cônes de lumière descendants.
A la verticale de cette trempe soudain,
Comme toujours, mais perçant
Comme jamais dans la suite
Des éclaircissements, la brume
Touffue de l’apnée sourde,
L’appel des f(él)ées en effet,
Mais clochettes décoctées de la délusion.
Que plus une magie ne tienne,
Plus un tour sans raison,
Et la malle mienne, de sept
A soixante-dix-sept ans,
De la preste et cursive digitation!,
L’ouverture à la fuite hors le flacon
D’éther, aidant demaints peut-être
Les voiries neuves de l’invention!
Que moule féroce la cure qui vient,
Du temps la nouveauté qui ne cède
Mais s’aidant, s’aidant!
Et où l’antenne porte ses objectifs
A effet de réel hasardeux, un support
Pas banal, par homothétie structurale
De l’élaboration de son phlègme même,
La répartition poudroie la suite parfaite
D’un filon non pas comme,
De cette tension circéenne d’avant,
Mais un peu plus chaque jour selon,
La cause se conservant principiellement,
Par exact bonheur d’accident,
Une filiation de droit plus suprême,
Et de force sans génération,
Un bréviaire de jouvence sympathique,
Indéfiniment.
Oh! Comme la lumière poind,
La main ferme tenant le jour
De l’étoffe dans la bibliothèque!
Non pas en un tout assombri
De perspective soliloque,
Et dogme selon certain sectateur,
Mais en une treille tout ensemble,
Tenue à joindre la découpe suivant
Les pointillés apparus au plafond,
Voûté en un tournemain de clef,
Par picotement de nervures,
Dans le prurit chair de poule,
Où les idées réalisent en un filet,
Tous les pics à vol d’oiseau,
En relief, où que porte le regard ;
De cette source apparue la lumière
En éclaire les moments, révélation
De ce bain, grisement du principe
A l’issue du développement,
En un nuancier inégal jusqu’alors,
De fraction
En fraction.
Une carte de la grande santé
Amagique, cette science des cîmes
A renaître,
Dit le grand tout, en passant,
Des plaines d’aménagement,
De leur développé-piqué, serrures,
Et débattements, science des motifs,
Et toutes les formes de l’étonnement,
De la surprise, par l’admirable
Aperçu de ce qui émarge du panier
De crabes des paradoxes,
Et questionnements.
Une vie, la lance, ses motions,
Et hors le cadre répétiteur
De la distribution des points d’étape,
Imagerie d’Epinal des justement,
Le goût vif des réussites et débrouille-
Ments, par invention de portes ouvertes
Et muséographie de l’évasion, se creuse :
Si les cornes de la trouvaille savaient
S’allier les sabots de l’admiration,
Une figure totale s’en trouverait
Maître d’oeuvre et commanditaire,
public sur scène et hilare d’une pièce
Vécue sans drame ni comédie c’est à dire,
Vécue vraiment!
Ce qui existe ici se trouve de cet acabit
Naissant, jamais retenu pour être atteint,
Teinté de pourpre à mesure que, du blême,
S’engage à la limite de cette fonction
De l’intégrale, la fiction.
Au dévers de l’intégré, d’un seul tenant,
Du sentiment d’être l’insécable entièreté :
Dans le creux de la main poète,
Les états tiens de conscience démembrée,
Le chaos lorsque tu battais
Dans le flou disloqué, l’intérieur en dehors-
Travers la peau, comme au coeur même
Du rêve, comme aux heures grises et bleues,
Comme autrefois toujours ce frisson
D’irréalité.
Ces états, éclats éparpillés du centre,
Tu vois poète, misère qu’ils me furent,
Et tu les chéris! –
– Je est un autre en poète

Le pirate parasite

hacker, il trouble

condense, diverge, il expédie.

Objet du délit scandale

insinue nuendo

le distribue le

mensonge le crack

il vole le secret partage

divulgue le cache

apprête repack le pirate

parasite prestidigite déface

signe shunte et contracte décadre

l’expert il tease

le mouvement

le feu

excite attise et forge

le pli

Parmi les fleurs des terrasses voisines
que les enfants de toi sur cette planète
l’une me rappelle la belle à l’enfantée
les femmes élèvent des monstres bas
de son cerbère de toi belle de diaspora
l’enfer des ruches modernes ici bas où
d’ici son ami aux compagnies de clopes
cléments larrons de nénuphars carcéraux
au balcon possède la sagesse de se coiffer
que les augures du ciel en foire nous sera
la blondeur de sa belle de Jérusalem là-bas

4 mars 2010

Le retour du cahier à l’âme
précis comme une aiguille
au havre du bonheur céleste
en Ulysse femelle au pays des
fleurs dorées du Parlement
auprès des orages

Qu’une vie d’errance nous
crûmes des idées fausses
que nous eûmes un amour révolté –
or nous menèrent des aberrantes
vies nous vécûmes des idées
folles nous fûmes un amour
révoltant pluriel variable
alimenté de la matière
papier en quatre bottes
de déguisements et attrapes
du regard vers le bas
de la sensibilité d’esprit
qui nous rassembla
nous, vous, ils, je
lueurs simples,
inhalation du virus,
dans la bibliothèque,
sur terre en idylle,
de la littérature de toi

Les environs de la fournaise
les enfers ouverts laissant
apercevoir le plan d’ensemble
par les angles sur un pignon
des murs qui les retiennent
du monde ravagé de signes
et d’invites à les suivre au pas
la piste déjà ouverte au quadrige
de l’allure de la plus belle vitesse
même de son déporté de folles
idées blêmes à se mirer dans le cru
le feu de ses mâchoires subtiles
emboitant le pas rêveur d’occasion
dans ce monde d’il y a aux confins
assoiffé des tempêtes et de grèves
une raison par derrière les apparences
qui ravagent les airs et les bois.

Les appentis au devers de braise
cloisonnant les vivants les morts
les idées et les gestes passagers du péril
aux carrefours des rues les mines
de boulevard en boulevard ambulant
accaparées de l’illogique lubie de lire
les paysages à force des surdités
tonitruant leurs réalités mentalisées
et divines au regard des passants
incertifiées de recommandation auprès
de ce monde tiers de lueurs certaines
agacées des prières à perte de vivre
haleine jusqu’au gouffre l’encerclant
le monde de la folie saine sans passion
a regardé par dessus l’épaule d’époque
gravement circonstancié des lois
en arrangé des temps le playboy
de la terre comme le vaisseau à ban
de l’errance gratuite en réceptivité
multiple et simple, pacifique inemployée
infréquentée et redoutable machine
de fer de la théorie à galop et gagnant
tout événement d’un statut de première
au bal des navettes de compréhension
une intensité de travers qui vaut bien
un billet doux vers la mer de regain
de plus belle et plus entière
contestation : jamais ne fus
qu’un palatin aux camps de la belle
sans délivrance dans la prison des
bons soins de tous les pieux messages
des Dieux le ludion sans conteste
ni conscience de ses amoindrissements,
réputation facile à ne pas faire
de leur siège de nuage l’un des encarts
funestes de la guerre de tous les ans

Grosses têtes de Bottero qui passent dans le ciel
Grosses têtes d’Arcimboldo
Allongé patapouf de Dieu qui se prélasse
Par une après-midi d’hiver d’ouest en est
en tapissant la perspective autour des environs
et j’avant-jazz du piano à rompre haleine
et je bats la claire du charley de grooves plus funky
Les uns que les autres rivages de ciel
Et Dieu se prélasse dans le champ d’en face
Bleu comme un gris de gros grain de grêle
A menacer de musiquer de son
Impassibilité de passer tourner le crâne
De la tête à la baudruche de sentimentalité
Une cure de calme là bloque lucre
Et volupté le thé de la plaine dans le ciel
Tandis que sans regarder à mes membres
Je restitue par la fenêtre le blues qui m’emporte
Par le dessin des nuages l’humeur du temps

1978. J’ai cinq ans. Je suis tout ouïe devant le poste d’une chambre d’hôtel en Espagne où nos parents nous ont emmenés en voyage d’été. Le ventilateur n’a pas raison de la chaleur, mais ce n’est pas de la plage en bas qui nous retient, c’est cette conférence de Camp David, entre Sadate et Begin, et mon père qui m’explique le moment historique que nous suivons avec attention.
Grande impression du sentiment historique, le motif d’une paix réelle sera le lieu de tous les efforts portés contre ce que je concevrais un jour comme barbarie.

Nous ne serons pas en guerre contre quiconque, mais le principe de refus d’un processus raisonnable de consultation d’un cénacle de sages où se tient le siège de l’unification des points de vue à l’encontre du rejet d’une voie nouvelle et ancienne, le calme retour de l’entente multilatérale parmi les nations, rongera notre avenir. Pour quelle nécessité se tinrent ces pourparlers incessants et avides d’entretenir le mouvement vers la résolution heureuse de la controverse armée tenant chaque camp dans l’échec de l’acceptation mutuelle? C’est parce que la sagesse commande au destin des nations de cesser de se battre que nous intervenons derrière le paravent d’une reddition inacceptable, à nous avouer vaincus par le feu et la fureur, dans le bruit des bombardements. Nous demandons au monde de se concerter en vue de la paix qui vient parce que la guerre constitue le terreau sur lequel naquit notre bonne volonté de poursuivre le développement sans heurts d’un principe de réparation, et de notre résilience nous faisons le soc pour arranger sur la terre de nos morts, d’un travail sans défaut à redonner à nos enfants le paisible jardin où naitront l’épi et le levain qui les porteront à l’âge d’hommes équipés de valeurs et de biens non seulement nécessaires à la culture, mais bénéfiques aux échanges et à la floraison d’un durer dans le favorable, la considération qui manqua aux heures sombres d’un futur tracé d’avance sur la voie de l’inévitable des catastrophes. Nous avons su réagir au sursaut de frayeur en ne précipitant pas le chien de la guerre à la garde et à la gueule de l’affrontement, parce que nous entendons le terme d’adversité en meilleure part que celui d’ennemi, notre sens partenaire de l’entente, de l’échange, de la régularité de bons procédés nous retient à la fermeté de cette exigence : nous voulons un avenir certain de récoltes sûres, et le silence des armes pour nos enfants. De cela dépend tout, et nous mettrons tout en mouvement pour y parvenir.

Tel est le message que, 22 ans plus tard, cette après-midi de 1978 me porte, sur ce petit cahier bleu qui touche à sa fin

Les forces passent
à déranger les pierres
se taisent.
Dans un grand concert
de chuchotements la rumeur
de quoi l’actionnaire sillonne
son repentir en maugréant.

Le bouclier s’arme de force
tant que la pâleur des juges n’assied pas
le Mollah qui prononce le Oh-là!

Le potentiel ravageur lance-articles
au démarrage où nous amenons un autre âge
de la civilisation, le passage d’une borne.

Les habitants élémentaires sortent boutique
et s’ordonne le temps comme s’envole une faveur
de ces idées de paix globale de traiter
par discours la stabilité des frontières
le chemin effectif des pourparlers
par intercession des bonnes fois
des intentions adverses se convaincre
le mieux disant des interruptions
à passer le cap d’aboutir une voie
sous la conscience d’apaisement
la simultanéité des faits dont nous sommes
l’arbre et la fruit une Humanité constituante
de sa Justice mondiale et de son agora
à pourvoir le sens du XXI° siècle
de l’histoire une règle
courtoise entre toutes les nations

30 mars 2009

Tant de désordre,
tant de lutte aveugle
ces derniers temps
et puis soudain
à la faveur d’un changement
manifeste dans la situation
des uns et des autres
une éclaircie à nouveau
comme jamais jamais
comme jamais déjà
des cendres passées
une envolée à nouveaux frais
le retour sans discuter
de la fraîcheur sur le temps
dans le sens d’une noirceur
jamais touchée encore
et la perspective vivante
qui danse dans le proche
sous le sourire d’un décor
à mesure de quoi par un truc
de hasard fortune à céder
sans mot dire le drame
un grand mouvement de sols
et de cieux
vers quoi je me tourne
loin de toute imposture
un être de musique barbare
dont le sens civil
ne peut que se bonifier

Lectures variées sur la technique de mon nouvel ami le piano de Madame Schönberg, heures béates à regarder jouer des maitres – Horowitz au paradis avec les siens!, et des nuits de rêve à  préparer les heures de jeu du lendemain.
Au dehors et autour tout s’effondre, c’est un élément qui ajoute à l’humeur indéfectible, et de quelque côté que je me tourne, les malheureux en cohortes, illustrant la défaite à venir, la procession des solutions erronées. A nous à qui l’erreur fut jamais qu’un socle, nulle crainte, il ne pourra en être de pires moments que ceux que nous aurons vu naitre, et cette veule idée est une joie sans discrédit.

Le tison du jour excite
des vents du ciel
darde son envie
sur les colonies bétonnées
aux seuils des troquets
de jeunes tailleurs essaient
des filles et des hommes parlent
sous des verres fumés

Abstrait sous une peau tannée
je fais moi aussi le veau-des-villes
sous ce cagnard un assentiment
volontaire au bagne humain

Façade polie de miroirs
réfléchissants, faux-semblants
parmi les ombres un appât
si conforme aux codes
me camoufle et ensemble
le monstrueux halo
de ma pensée déliée
des sourires de complaisance
le pavillon corsaire
d’une espèce de poulpe
au creux de ce sac de nœuds
dans le cœur de la cité