Mines, airs, patelins, la route de champs aux morts en belvédères, poste frontière, tunnel, autoroute une bière un sandwich le plein, un paquet de cigarettes, et le nom des lieux, brume et le vaporetto, le petit café d’une certaine place, la presse en italien de fortune, retraite d’hiver le carnaval des expositions passé, les rues mènent à l’auberge, méditation devant le portail, et retour vite à la chambre, cinquième quintet, candélabre éteint près la veilleuse, bloc papier encre noire le bois une table chaise fresque au dessus de ma tête, attendre le retour de (…) et bain dans la pièce commune (…) une autre fois (…) déjeuner en compagnie de Lucie son rire animé elle moi centrique et toi non centrique nos fous rires (…) une visite à la galerie de l’hôpital militaire allemand (…) des embrassades fiévreuses sur le lit (…)

Montée. Elle s’organise par paliers, chaque jour et dans le jeu des communications à manivelle. L’heure exacte de l’explosion n’est jamais sue, position longitude latitude et des déminages, opération de diplomatie avec l’encontre des atomes fusants, rebelles à l’entente patiente d’ici même, entêtés des déboires, qui esquissent un mouvement contré de notre appétit de survivre, heureux à l’heure époque, en satisfécit manifeste de la paix victorieuse, comme une attention ici à la vie périlleuse mise en danger là-bas, le brouillard d’une ébullition sous la croute navre le jour. Halo indéfini, absence de toute vue, et simultanéité des signaux: sur le champ de l’entente qui vient l’ombre bleue des catastrophes inutiles.

Une heure au café de la paix, 15 janvier, peut-être une belle poetry à venir, et ces temps noirs des catastrophes aussi dans les méandres-boyaux de notre atmosphère unique, rien sur le théâtre de la paix en ce monde qu’éclipse, et sans trouverie le silence des sphères.
Retour sur le théâtre des goules désoxiribo
grand café du centre de la ville monde
le silence des présents absente les passés
noteurs ou lecteurs, parleurs, taisants
et un brouillard haïtien sur le rideau
terrain de la paix en cette place éteinte
le néant dont je suis la contre-fable fidèle
à éclipse légende du bureau des dépêches
vives, filleul de l’oncle d’Amérique d’ici
conséquences déçues en migrant
peut-être

Ne pas s’en inquiéter, ne pas se fatiguer la nuit, manger sainement, boire un peu de thé, de gin ou de passe muraille.

Ainsi vita a-t-elle
ses saisons et voici
revenir l’époque
de cahier et browsing.
La particularité de l’époque:
le citoyen-détective
enquête sur le compte
de la mode des saisons 1&2
tandis que la saison 3 est dans les bacs
et roule la #4 sur les antennes

Revu G. et son histoire Tu trainasses? En somme je trouve à lui répondre [-nasse] et dès lors me fait le coup des urgences… Les gens, dans cette ville, sont mal-intentionnés, car je connais G. personnellement, elle qui préfèrerait coller son gosse devant le poste davantage plutôt que lui proposer une promenade à la campagne d’en ville un samedi matin. Elle conclut: Moi pas te reconnaître… Aussi faut-il la comprendre et sa question de sa troupe qui manque de démarrer, et ses soucis.

Présentation des épisodes en province. C’est le jour de la jungle, souvenons-nous. Dans les bois, la situation. Qu’est-ce que la situation engloutit, tout un pâturage à paitre, un périmètre fraternel. Herses dispersées sur la plaine ainsi découverte. L’isthme à traverser rugit des méchants courants contraires. Nausées. Une partie de qui je fus, nous aurions été, a foutu le camp dans le mouvement de la masse qui coule entre les rives. Encore heureux, le tas de livres à mes pieds croît à mesure des manducations qui les libère. Pas certain que ce défilement soit mien. Voir venir. Passion de la chambre, déserts. Regards hagards alentour aux heures des promenades, qu’est-ce qui crève le sac de certitude qui nouaient les riverains à l’arbre indivis? Sourdre avec le gris de la fenêtre

Puis je rassemblai à peu près tout ce que la ville comptait de bonnes feuilles sur la question, en volumes, ces petits volumes souvent qui sont comme des invitations sur les étagères, quand il s’agissait de se relancer. On écrit certes n’importe quoi. Au point donné, il faut comprendre que ce n’est pas parce que l’on trouve une chose imprimée chez un auteur raisonnable, qu’elle a pour autant une valeur d’exemple. Je trouvai des dizaines de parutions récentes, de rééditions sur du papier neuf, et pas du tout dans les rayonnages des actualités, pas du tout dans le rayon des gros livres d’histoire qui intéresse tant et toujours des mamies, non, là, le plus souvent sous les table, tout ce que l’époque occultait par ailleurs. Non que cela fut une surprise. Comme ces emplettes étaient massives, je ne ne pouvais m’empêcher d’accueillir la circonspection des libraires, des caissières, comme un reflet des programmes télévisés de la veille. Or bel et bien oui, les chaines nationales faisaient ces jours-ci consensus sur ce documentaire n-ième et très douteusement patriotique sur le destin de la nation, mais ne fallait-il pas respecter l’ordre des choses: qu’est-ce qui avait poussé un public si nombreux à plébisciter pareil cinéma? A la vue de ce vivier de livres, je dois l’admettre, achetés le jour pour être cités la veille et lus le lendemain, il me semblait que l’hiver pouvait bien se présenter sombre et glacé comme jamais. Finalement, il ne s’est peu ou prou jamais trouvé de volumes dans la bibliothèque qui n’ait pas trouvé d’usage un de ces jours, quand je ne les avais pas lus déjà, et le plus souvent à la faveur du plus grand des hasards, quand piochant tel un pillard des mains dans le silo des provisions, j’en tirais un qui se trouvait être le premier le meilleur pour la circonstance, y lire un passage selon.

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