Ombres encombrées
évanouis débris
absorbés et transis
améliorées des heures
et qui passent des arbres
plantés là que nous sommes
où stagne un flux d’être
en souffrance: quel est ce lieu
que vous tenez?
Ailleurs entendu des mièvres
Dehors vérifié des abstrus
le futur l’accompagne
de nous comme des leurs
entre-monde sans lueur
et que je vois passer
aux ornières des orbites
dans le soir naissant
de mes heurts apprivoisés.

Ombres superstitieuses
Il y a quelque chose!
derrière les paravents
de la vie organique
aux sangs battus des tempes
Quelque chose et demain
à force de patience et d’écoute
ce terrain se dévoile
aux pourparlers silencieux
un négoce des âmes passées
dans le regard de nos attentes
une filière clandestine
noire comme un matin bleu
de tant de vivants
parmi les malheureux
la certitude approche
d’un chœur des embaumés
la palpitation souterraine
et qui remonte des dessous
du plancher

Nous avons cru que nous pouvions
toujours sans errance nous en séparer
voici que la vie de la mort nous rappelle
aux bons soins de son empire départagé:
les vivants sont les pointes émergées
des masses qui les tiennent hors le sol
et se lève un géant putréfié qui nous mord
aux certitudes comme un chien au mollet
quelque chose dispendieux dans le temps
s’écrie au travers et le gouffre s’entrouvre
où nous apercevons la joie qui demeure
comme elle entretient le feu de la maison
dans ce royaume intermédiaire
et que nous connaitrons

Je rêve
certes mais quel est ce grondement
si épais et qui me questionne
quelle est cette aspiration
m’imporant tout de nuit aux hangars
de ses retenus passagers écumants
et qui se plaignent d’une faim
sans retour que moi-même à du jour
inquiété soudain des voiles
et des rideaux lourds d’une mort
au fonds peu sûr et tout hypothèque
de la disparition sans appel?

Je me réveille
il m’est passé sur le cœur
quantité de visions
et je ne suis plus assuré
à présent que le jour se lève
que du petit filet de mes émotions;
nous ne savons rien de ce qui nous attend

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