Naturellement, longue visite de P.A., qui vient en L. s’inquiéter de ses “blindes”, et je refume un bon millier de clopes qui me font une voix de cent ans. Tabac, demain un nouvel exemplaire du livre de Carr, afin de réduire la densité de monoxyde de carbone dans le sang

Longue conversation tout de même entre divers sujets lesquels je ne tiens que peu la distance ce soir. Encouragements à P.A. pour son entrée au bureau d’un certain parti  (respectable) qui lui tient à cœur. Je souhaite de tout mon époumonnement qu’elle parvienne à son être en cette vie qui est la sienne, malgré le nécessaire rapport demain et les lunettes, malgré la laisse qui la tient (et moi au cou, demain quand le rapport tombe sur le bureau du chef de la sécurité civile (nous sommes du bon côté)). L’heure des voiles est passée, je viole toutes les limites de vitesse et P.A. est solide à son entreprise de résistance active; elle m’avoue qu’elle saisit mal les liens, je la rassure, la nuit éclairera les interstices, et le vin assumera les manquements. Je ne prends personne à revers, j’annonce une couleur pavillon noir insoucieux des misères que je n’endosserai pas. Demain M.C. à son bourdonnement de chaleur flairant le bon butin, et la férocité de P.A. à lui mâcher un hasch pas buvable, le tour ayant fait fi de la nouvelle par l’air des fenêtres ouvertes  dans le voisinage, et notamment depuis l’arborescence régionale d’où l’on goûte une bonne mine de secret de polichinelle. Et quoi, n’ai-je pas encore une fois, et pour la bonne cause du meilleur de soi, défrayé la chronique d’environ un litre cinquante de gélatine intelligible? Je suis navré de réaliser que tout ceci n’est au princeps de nul mystère, et je me souviens de me demander pour demain une nuit de réconciliation avec l’entame crocheteuse du r qui sépare le normal de la nominalité
Vie de Privé déclaré pour de bon…

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